Une agence qui ne sait pas diagnostiquer un problème de référencement, expliquer ses choix et corriger ce qui bloque un site ne devient pas compétente parce qu’elle ajoute « GEO » à son offre.
Voilà ma position.
Les réponses générées par les intelligences artificielles méritent qu’on s’y intéresse. Mais je refuse de confondre l’évolution des outils avec une soudaine évolution des compétences de ceux qui les vendent.
Le logo a changé. Très bien. Qui s’occupe du diagnostic ?
La peur de rater le train ne constitue pas une stratégie
« Vos concurrents seront cités par les IA. Et vous ? »
La question mérite d’être posée. Elle devient un procédé commercial lorsqu’elle remplace toute explication sur le travail proposé.
Avant de signer, un dirigeant devrait pouvoir comprendre ce que l’agence va examiner, modifier et mesurer. Si la démonstration repose essentiellement sur l’urgence de se décider, je lui conseille de ralentir.
Une révolution annoncée ne dispense pas un prestataire d’expliquer son devis.
Ce qui me dérange, c’est de vendre une maîtrise qu’on ne peut pas démontrer, en utilisant la peur de passer à côté de quelque chose. Le dirigeant finit par acheter une assurance contre son inquiétude, sans comprendre ce qui sera réellement fait sur son site.
Je préfère une agence capable de dire « voici ce que nous allons tester » à une agence qui présente ses hypothèses comme les nouvelles lois de l’Internet.
Le GEO ne constitue pas un diplôme de rattrapage
Le GEO, pour Generative Engine Optimization, désigne les démarches visant à améliorer la visibilité d’un contenu dans les réponses des moteurs génératifs.
Le sujet est pertinent. Cela ne rend pas automatiquement pertinentes toutes les prestations qui portent son nom.
Google rappelle que les fondamentaux du SEO restent applicables à ses fonctionnalités génératives et qu’aucun balisage Schema.org spécial n’est nécessaire pour cette visibilité. Cette documentation concerne Google : elle ne décrit pas le fonctionnement de tous les assistants IA. Source : Google Search Central.
J’en tire une conclusion professionnelle : les compétences de base restent indispensables.
Une agence doit savoir examiner l’accès aux pages, comprendre leur rôle, repérer les contenus qui se concurrencent et vérifier la cohérence des informations publiées. Elle doit ensuite savoir intervenir.
Ajouter une FAQ ne démontre pas davantage une maîtrise du GEO que poser un stéthoscope sur un bureau ne démontre une maîtrise de la médecine.
Je ne demande pas à une agence de tout savoir. Je lui demande de distinguer ce qu’elle sait, ce qu’elle teste et ce qu’elle ignore.
Une capture de ChatGPT ne prouve pas une stratégie
Votre entreprise apparaît dans une réponse. C’est une observation intéressante.
Que démontre-t-elle exactement ?
Avec quelle question ? À quelle date ? Dans quel contexte ? La réponse présente-t-elle correctement votre activité ? Retrouve-t-on cette présence lors d’autres essais ? Qu’est-ce qui permet de la relier au travail réalisé ?
Une citation dans ChatGPT ne suffit pas à prouver qu’une stratégie fonctionne.
Elle ne prouve pas non plus, à elle seule, que l’agence a provoqué cette citation. Encore moins qu’elle saura la reproduire.
Une capture peut illustrer un résultat observé. Lui faire porter une démonstration entière, c’est lui confier un poste un peu ambitieux pour une image PNG.
Je veux aussi voir les réponses moins flatteuses : l’entreprise absente, la prestation mal comprise, les coordonnées erronées ou les recommandations contradictoires. Avec vérification et contexte.
Si nous ne montrons que les réponses qui nous arrangent, nous réalisons une sélection publicitaire. Il faut la présenter comme telle.
Je juge une agence à ce qu’elle sait expliquer et corriger
Un audit peut être utile. Mais je n’engage pas une agence uniquement pour apprendre que mon site possède des problèmes.
J’attends qu’elle sache les hiérarchiser, proposer des corrections et vérifier leurs effets.
Un document de quatre-vingts pages peut impressionner. Le formulaire qui fonctionne enfin sur mobile peut, lui, servir au client. Mon intérêt va assez naturellement vers le second.
Avant d’acheter une prestation SEO ou GEO, je poserais cinq questions :
- Quel problème précis avez-vous identifié ?
- Sur quels éléments repose votre diagnostic ?
- Quelle correction proposez-vous, et pourquoi celle-ci en priorité ?
- Comment vérifierons-nous le résultat ?
- Qu’est-ce qui pourrait contredire votre hypothèse ?
Une agence compétente doit accepter cet examen. Ses recommandations doivent pouvoir être discutées.
Si chaque demande d’explication déclenche une avalanche de jargon, le client a raison d’insister. Comprendre ce qu’on achète ne devrait pas être une option premium.
Une agence peut être excellente en création web et avoir besoin d’aide en SEO

Créer un bon site et développer sa visibilité mobilisent des compétences différentes.
Une agence peut maîtriser le design, le développement et la relation client, tout en rencontrant des difficultés en référencement. Je ne lui reproche pas de ne pas tout maîtriser.
Je lui reprocherais de vendre cette maîtrise sans pouvoir la démontrer.
Reconnaître une limite et s’entourer constitue, à mes yeux, une preuve de sérieux. Votre client attend que vous réunissiez les bonnes compétences autour de son projet.
Il ne vous demande pas de faire tenir tous les métiers du web dans une seule tête. Même avec deux écrans et un abonnement à ChatGPT.
Une agence qui cherche un appui pour résoudre les difficultés de ses clients prend ses responsabilités. C’est précisément le type de démarche que je souhaite encourager.
SIBSEO peut aussi accompagner votre agence
Vous dirigez une agence web et certains sites clients peinent à obtenir de la visibilité ? Vous pouvez solliciter SIBSEO pour examiner les difficultés, définir les priorités et vous accompagner dans les corrections.
Le travail doit partir du projet réel : ce qui a été construit, les objectifs du client, les données disponibles et les blocages observés.
L’objectif est de vous aider à améliorer les résultats de vos propres clients, avec un diagnostic compréhensible, des interventions justifiées et un suivi. Le périmètre et les modalités de collaboration sont à définir ensemble.
Je ne vais pas dénoncer les promesses excessives pendant tout un article pour vous garantir ensuite des premières positions dans le dernier paragraphe. Ce serait une chute comique, mais une assez mauvaise méthode de travail.
Cette exigence s’applique aussi à SIBSEO : expliquer nos choix, accepter l’examen de nos interventions et distinguer les résultats observés de ceux que nous pouvons raisonnablement attribuer à nos actions.
Changer de vocabulaire est facile. Renforcer ses compétences demande du travail.
Je défends les pratiques utiles pour améliorer la visibilité dans les réponses IA. Je conteste les promesses qui dépassent les preuves et les changements de vocabulaire qui tiennent lieu de progrès.
Le GEO ne sauvera pas une mauvaise pratique du SEO. Mais une agence peut apprendre, renforcer ses méthodes et choisir les bons partenaires.
C’est une démarche que je respecte. Et à laquelle SIBSEO peut contribuer.
Vous avez un projet client qui bloque en SEO ? Parlons du problème concret, avant de parler d’acronymes.
Un projet client à débloquer ?
Présentez-nous les difficultés rencontrées et les éléments disponibles.
Échanger avec SIBSEO ↗
